Orchestration · 3 min de lecture

Windmill : l'infrastructure qui manque à Claude Code

Claude Code exécute les workflows de n8n ou Make. Mais il lui manque l'orchestration, l'observabilité, la gestion des variables et des droits. Windmill apporte cette couche d'infrastructure, en self-host et gratuit.

Par

Colin Dargent

La démo en vidéo

Depuis le début de l’année, on voit passer des dizaines de posts qui annoncent la mort de n8n grâce à Claude Code. À chaque nouvelle fonctionnalité (tâches programmées, agents managés), le même refrain : Claude peut faire tout ce que fait n8n.

C’est vrai sur la finalité. Claude exécute du code, donc il peut reproduire n’importe quel workflow que vous auriez monté sur n8n ou Make.

Mais exécuter un workflow, c’est 10% du sujet. Les 90% qu’on oublie, c’est tout ce qui permet à une entreprise de le faire tourner en production sereinement, et de garder le contrôle sur ce qu’elle crée avec ces outils IA.

Ce qui manque à Claude seul

Quatre briques d’infrastructure, indispensables dès qu’un workflow passe en production :

  1. L’orchestration. Quand les scénarios s’activent, et comment. Tâches programmées, webhooks, déclenchements par email.
  2. L’observabilité et la gestion des erreurs. De la visibilité sur les exécutions : celles qui réussissent, mais surtout celles qui plantent. Quand, à quelle étape, pourquoi. Et des alertes basées là-dessus.
  3. La gestion des variables. Toutes les clés d’accès aux différents outils, centralisées et sécurisées.
  4. La gestion des droits. Qui a accès à quel scénario, qui a accès à quelle variable.

J’ai passé des mois à chercher l’outil qui couvrait tout ça. J’ai testé Modal, dont je me suis longtemps servi, mais dont la visibilité était limitée : j’avais dû reconstruire cette partie hors de l’outil, ce qui n’est pas idéal. J’ai testé Trigger.dev, qui ne gérait pas toute la partie orchestration. Et quelques autres. Aucun ne cochait toutes les cases.

Ce que Windmill apporte

Windmill est une plateforme d’orchestration code-first pensée pour l’automatisation interne. Exactement le terrain de n8n ou Make. Elle répond à tout le cahier des charges ci-dessus, et ajoute deux choses que ni n8n ni Make ne proposent.

Des workflows lisibles par un non-tech. Chaque flow est transformé en diagramme. On voit chaque étape, on peut la nommer, la documenter, lui ajouter une description. C’est précieux quand on déploie ça chez un client : les utilisateurs non techniques comprennent ce que fait un scénario sans lire le code.

L’hébergement de vos interfaces internes. Windmill gère trois types d’objets : les scripts (un bout de code, en Python de mon côté), les flows (un ensemble de scripts) et les applications (vos outils internes). Vous hébergez vos interfaces directement dans Windmill, sans gérer l’authentification vous-même : vous ajoutez des utilisateurs, puis vous gérez les droits sur les applications, flows et scripts auxquels ils ont accès. Dossiers et groupes disponibles aussi.

Concrètement, chez Forward, j’ai une petite application qui suit nos performances LinkedIn, synchronisée avec Supabase, alimentée par des workflows Windmill. Le tout centralisé dans un seul outil.

Le pricing

  • Self-host : 0 €. Exécutions illimitées, 50 utilisateurs, 4 groupes. Vous l’hébergez où vous voulez (moi, sur Railway). Largement suffisant pour la majorité des entreprises.
  • Cloud : à partir de 10 $/mois pour 10 000 exécutions. Un vrai volume pour la plupart des boîtes, sans avoir à gérer l’hébergement. Plus accessible que le cloud de n8n.

Mon retour après deux semaines

J’ai migré tous mes workflows dessus il y a deux semaines. Honnêtement, c’est un de mes coups de cœur récents. Ça répond à un vrai besoin que j’avais depuis longtemps.

Trois raisons me font favoriser cette approche plutôt que n8n ou Make aujourd’hui :

  • L’IA est redoutable pour écrire du code. Créer des workflows d’automatisation avec Claude, c’est ultra simple, et ce sera toujours plus fluide que via le CLI ou le MCP de n8n ou Make.
  • Plus d’indépendance et moins de limites. Avec du code, vous avez toute la flexibilité, sans les plafonds des outils no-code.
  • Le coût et les interfaces. Le self-host est très efficient, et la gestion des interfaces internes est intégrée, alors qu’avec n8n ou Make il faut la bâtir à côté (Vercel, etc.).

Pour qui c’est pertinent

Mettre ça en place demande une certaine maturité technique, mais ça reste accessible.

Si vous avez déjà du Make ou du n8n qui tourne bien et dont vous êtes satisfait, je ne vous dis pas de changer demain. Pour beaucoup d’entreprises, surtout les plus petites, c’est très bien et suffisant.

Mais si vous voulez monter en puissance sur vos workflows, la création d’interfaces internes et l’intégration de l’IA en général, Windmill est une alternative vraiment sérieuse.

L'outil

Essayer Windmill

Une plateforme d'orchestration code-first pour l'automatisation interne. Version self-host gratuite, exécutions illimitées.

Découvrir Windmill →

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