« Je passe à côté de ce qui bouge dans mon secteur. »
La situation
Vous êtes sur un marché réglementé, et vous passez des audits réguliers sur la prise en compte des réglementations.
Je rétrécis le sujet tout de suite : je ne parle pas de veille concurrentielle ni de veille de marché. Ce sont des process plus personnels, à faire simplement à son niveau, sauf pour une activité de conseil dont c'est le cœur de métier. Je parle de veille réglementaire.
Parce qu'en audit, on ne vous demande pas si vous étiez au courant. On vous demande de prouver que ce qui a changé a été répercuté dans vos procédures. Vous lisez, vous archivez, et entre les deux il n'y a rien.
Les trois temps
- Formaliser les sources et les thématiques. Deux natures différentes : les sources dont vous connaissez la pertinence et que vous suivez toujours, et les thématiques, qui peuvent remonter d’ailleurs. On regroupe ensuite pour ne pas collecter deux fois la même chose, et on tague ce qui remonte.
- Taguer vos process. Sur les mêmes thématiques. C’est un travail préalable, et c’est ce qui rend l’association possible.
- Croiser et faire valider. Dès qu’une actualité porte le même tag qu’un process, un agent compare le process actuel à la nouvelle réglementation et propose l’impact. Un responsable passe en revue les seules suggestions et valide, ou pas.
Ce que ça change
- Vous gagnez du temps sur la collecte, mais surtout sur l’analyse d’impact, qui est la partie réellement chronophage.
- Vous ne relisez que des suggestions, au lieu de lire toute la veille.
- Vous sortez de l’audit avec un suivi propre, qui s’est écrit tout seul.
Ce qui fait que ça tient
Le livrable, ce n’est pas la veille, c’est la preuve. Ce qu’on vous demande en audit, c’est d’avoir relié les nouveaux textes à vos process et de les avoir fait évoluer. Une veille qui s’accumule sans être reliée à rien ne sert à rien.
Vos process doivent être structurés et tagués eux aussi, et c’est la moitié invisible du chantier. On croit acheter de la veille, on achète une mise en ordre de ses procédures.
L’agent suggère, il ne tranche pas. La suggestion est forcément imprécise, et c’est assumé. C’est le responsable qui décide.
Les outils
Il n’y a pas d’outil du marché à recommander sur ce cas : le système s’assemble.
Pour les sources stables, du scraping. Pour les thématiques, un moteur de recherche fait pour être appelé par une machine, avec ses sources. Ensuite une base structurée pour stocker, et un agent branché dessus pour croiser avec vos process.
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